Facebook Twitter Newsletter Linkedin RSS

Portail de la presse

Médias et responsabilité des professionnels

altSi l'on en croit Pelle Tornberg, président du groupe suédois de presse gratuite METRO (59 éditions dans le monde, 15 millions d'exemplaires diffusés), les quotidiens gratuits vont bientôt remplacer les journaux payants que les lecteurs n'achèteront plus que le week-end...

Lâge dor des grands quotidiens populaires, aux éditions multiples, aux titres chocs criés dans la rue, aux grandes signatures à la Kessel, Simenon, Camus, semble définitivement révolu. France Soir en fait lamère expérience.

Après le charbon, la sidérurgie, le textile, la presse est la dernière industrie du XIXème siècle à faire sa longue mue. Mais elle nest pas condamnée. On a toujours besoin de charbon, dacier et de tissus ! Et on aura toujours besoin dinformation, aujourdhui plus que jamais.

Dotée dorganisations professionnelles et de pratiques corporatistes, héritées de lâge industriel, la presse écrite doit sadapter à la révolution numérique, répondre aux changements profonds des modes de vies, des habitudes de consommation et au défi de la « gratuité ».

Aujourdhui, elle na guère dautre choix quentre lartisanat intellectuel, la diffusion confidentielle ou subventionnée et, dans la majorité des cas, lintégration au système des médias global. C'est-à-dire lentrée dans des logiques de groupes multi médias, dalliances, de partenariats permettant de conjuguer limprimé avec lInternet, laudiovisuel, lédition, le divertissement, la distribution de services culturels, la formation, lévénementiel&

Journaux gratuits comme presse payante dépendent largement des recettes publicitaires (ou du sponsoring) pour assurer leur viabilité et leur pérennité. Ce qui rend lentreprise de plus en plus difficile pour des éditeurs indépendants et explique les concentrations successives.

Mais au-delà de la concentration capitalistique, la « production » de linformation est entrée dans un processus « systémique » qui est le nouveau paradigme des médias. Des groupes multi médias à vocation mondiale intègrent et contrôlent aujourdhui tous les « métiers » de la production intellectuelle.

Désormais, les différents médias ne fonctionnent plus de façon séparée les uns les autres, mais en interaction et interconnexion permanentes, formant un véritable système qui sauto-entretient et sautorégule...

Lire la suite de cette analyse de Jacques Gautrand sur le site d'une nouvelle revue en ligne : Vues