Presse-papiers : un collectif de pigistes très actif dans le Sud de la France

Presse-papiersDe plus en plus de journalistes se regroupent en collectif. Parfois ceux-ci se retrouvent physiquement et partagent un local ou un bureau commun. Parfois, ceux-ci entretiennent juste une relation de réseau et échangent filons et conseil. Rencontre avec le collectif Presse-papiers, du Sud de la France. Un collectif très actif, qui organise de nombreuses manifestations pour les professionnels de la presse. La présidente du collectif, Andréa Haug répond à nos questions.

Pouvez-vous présenter brièvement le collectif Presse-papiers ?
Basée entre Aix-en-Provence et Marseille, Presse-Papiers est une association de rédacteurs et de photographes professionnels, avec leur parcours et leur spécialité, désirant créer une synergie de travail : nous proposons nos services aux rédactions sous forme de sujet travaillé en binôme (rédacteur-photographe, etc.) ou en équipe (dossiers).
Nous avons également à coeur d’échanger sur notre profession et de développer un réseau local en organisant des rencontres entre journalistes de la région, par exemple. Presse-Papiers pourrait se résumer par « L’union des différences fait la force ! »

Pourquoi vous êtes-vous réunis au sein d’un collectif ?
Justement parce que nous souhaitions tous rompre notre isolement, fréquent lorsqu’on est pigiste. Nous enrichir les uns les autres, nous stimuler en recréant de la discussion et du débat propres aux conférences de rédaction, voilà ce qui nous a poussés à l’association.
Pour gagner en visibilité, notre site, premier fruit de notre réflexion, référence nos publications à destination des rédactions et des lecteurs. Il nous permet, en outre, de parler d’une information peu médiatisée, mais qui nous semble d’intérêt ou encore de réagir à des faits de manière indépendante. Mieux connaître et mieux défendre nos droits est un autre point essentiel du collectif, tout comme passer de bons moments ensemble.

Recherchez-vous d’autres journalistes pour votre structure ?
Lancé il y a un an, notre collectif poursuit sa structuration et son développement. Nous sommes ouverts à toute candidature de confrère ou de consoeur en radio, en audiovisuel, en SR ou en photographie pour rejoindre Presse-Papiers, dans la mesure où le profil correspond à plusieurs critères, comme être pigiste, encarté (ou en passe de le devenir) et bien sûr, solidaire.

Comment les rédactions et les entreprises de presse perçoivent votre structure ?
Il est encore trop tôt pour répondre à cette question, car nous préférons finaliser notre première enquête commune pour avoir matière à les contacter.

Est-ce un atout par rapport à un pigiste isolé ?
Indéniablement, oui ! Au point de vue humain, car nous créons des liens d’amitié, mais aussi professionnel. L’encouragement mutuel, le conseil, le partage d’opinion, l’échange d’offres de pige et de contacts, la visibilité individuelle augmentée par l’effet de groupe sont quelques uns des avantages que nous avons ressenti en interrogeant des collectifs plus anciens, comme La Rédac Nomade, et que nous avons rapidement constatés par nous-même par la suite. Nous conseillons à tous ceux qui en ont l’envie de se lancer dans l’aventure.

[crédits photo : Grégoire Bernardi]