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Les journalistes retournent en classe (BE)

Philippe Coulée, coordinateur de l’opération belge "Journalistes en classe" fait le point sur la campagne, ses objectifs et ceux qui la font, professionnels et écoles.

D’où vient l’idée d’organiser Journalistes en classe ?
Dans les années nonante, il y a déjà eu quatre opérations mises en place pour présenter le métier de journaliste. Mais cette année, c’est la première fois que l’AJP (Association Professionnelle des Journalistes) y consacre autant de moyens. La campagne est couplée avec une autre opération : "Ouvrir mon quotidien", initiée par le Ministre de l’enseignement fondamental, Jean-Marc Nollet. Elle s’adresse aux élèves de neuf à douze ans, voire au-delà.

Quel est le but d’une telle initiative ?
Mieux faire connaître le monde de la presse en rencontrant ceux qui la réalisent. Apprendre aux jeunes les techniques journalistiques, les éduquer aux médias pour qu’ils ne se laissent plus berner. C’est de l’éducation civique. On tente ainsi de les mettre en garde contre certaines dérives, sans pour cela diaboliser le métier. Il faut couper court à toutes les idées non-fondées. Les journalistes qui se rendent dans les écoles répondent aussi aux questions de déontologie que peuvent se poser les étudiants.

Une telle opération ne risque-t-elle pas d’attirer de nombreux jeunes vers une profession plus que saturée ?
La roue de la fortune des métiers tourne très vite. Il y a quelques années, beaucoup trop d’enseignants étaient sur le marché et maintenant, il y a pénurie… Le but des journalistes qui se rendent en classe n’est pas de convertir à tout prix les jeunes à la profession. Le plus important est de les former à une lecture active de leur quotidien. Ce n’est pas parce que vous rencontrez en classe un agriculteur ou un avocat que vous embrasserez plus tard ces carrières.

Etes-vous encore à la recherche de volontaires pour se rendre dans les classes et quelles sont les conditions ?
Oui. Nous avons un pool actif d’une centaine de journalistes qui se plaisent à sonder de très près le terrain et leur futur lectorat. Mais, une fois n’est pas coutume, la demande dépasse toujours l’offre : nous avons encore trois cent inscriptions en attente et l’année scolaire est largement entamée.
Les conditions sont simples : pouvoir libérer un peu de son précieux temps pendant les heures de cours. En ce qui concerne l’âge des étudiants et la localisation de l’école, il n’y a que l’embarras du choix. Et grâce au soutien des ministres, nous pouvons intervenir dans les frais de déplacement.

L’opération se renouvellera-t-elle dans le futur ?
Nous l’espérons. Le but est que Journalistes en classe ne soit pas qu’un feu follet. S’il peut continuer à être jumelé avec "Ouvrir mon quotidien" et accompagné des mêmes objectifs et moyens financiers, ce serait magnifique.

Delphine Malcourant

Plus d’infos :
Journalistes en classe
Tél. : 02.235.22.75 (BE)
Internet : http://www.jec.be