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FIGRA : le festival de Cannes du documentaire

FIGRAGeorges Marque-Bouaret est le délégué général du FIGRA (Festival international du grand reportage d'actualité et du documentaire de société). Véritable festival de Cannes du documentaire, le FIGRA draine depuis treize éditions un public toujours plus important.

La clé du succès ? Une sélection qualitative et objective de documentaires percutants et touchants. Mais le succès ne serait pas au rendez-vous sans le travail remarquable de cet homme qui, avec son équipe, se bat chaque année pour mettre en avant le travail de nombreux journalistes et réalisateurs. Rencontre expresse.

Georges Marque-Bouaret, pourquoi ce festival ?
L'objectif est, comme chaque année, de mettre en avant des documentaires. Mais, comme son nom l'indique, le FIGRA, c'est aussi les écrans de la réalité. C'est, en une semaine, un condensé des moments d'actualité et des problèmes de ce monde. Ce festival nous permet d'analyser des faits brûlants. De mieux les comprendre et peut-être de faire bouger les choses, de permettre une prise de conscience. C'est l'objectif de cette année : prendre du recul par rapport à l'actualité.

Le but est donc d'inciter les gens à réfléchir ?
A réfléchir et sûrement à agir. Certains films provoquent une véritable réflexion chez des spectateurs mais cela va parfois plus loin. Des actions se mettent en place pour faire bouger les choses, pour dénoncer des situations. Notre public, à son échelle et avec ses moyens, tente parfois, à la suite d'un documentaire, d'apporter sa pierre à l'édifice.

Le documentaire reste pourtant l'enfant pauvre de la télévision ...
Oui mais les choses bougent vraiment. Le reportage d'actualité a du plomb dans l'aile en faveur du documentaire. Les journalistes devenant souvent réalisateur de docu voire parfois même producteurs. Les médias évoluent à l'image de ces chaînes thématiques mais aussi d'Internet qui a un grand rôle à jouer au niveau du documentaire. Le souhait reste évidemment que les documentaires soient programmés à des heures plus abordables et non plus en fin de soirée ou dans la nuit. Soyons réaliste, à moins d'être insomniaque ou noctambule, personne ne reste devant sa télévision jusqu'à une heure du matin pour regarder un documentaire. Mais les téléspectateurs sont de plus en plus en demande de sens. Je garde donc espoir.

 

Voir l'interview vidéo de Georges Marque-Bouaret sur le blog du FIGRA

Photos : Nelly Flores / FIGRA

Mots-clés: figra,